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La perte de l’odorat annonciatrice…

de maladie neurodégénérative ?




Le problème avec l'odorat, c'est qu'il est rarement testé au cours de la vie.
Le tester n'a d’ailleurs rien d'un examen de routine, comme peut l’être la prise de tension artérielle, et à moins de souffrir une perte déjà importante, on ne se rend pas toujours compte que l’on perd de l’odorat.
Pourtant, une diminution de l'odorat sans raison valable (comme une infection ORL, des allergies respiratoires, un tabagisme, etc.) pourrait être annonciatrice d'une maladie neurodégénérative débutante, telle que la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson.
Disposer d'un symptôme annonçant précocement ces maladies intéresse tout particulièrement les médecins pour pouvoir agir en amont le plus possible, avant que les neurones ne soient définitivement détruits et donc que les lésions soient irréversibles.

Des récepteurs du lobe frontal lésésSelon un chercheur ORL venant de Pennsylvanie et ayant mené et publié l'enquête dans «The Lancet Neurology», ce sont des dommages au niveau de récepteurs présents dans le lobe frontal qui pourraient expliquer la perte précoce de l'odorat.
Les signaux reçus n'y seraient plus traités correctement et le cerveau ne pourrait donc plus analyser et percevoir correctement les odeurs.
Ces dommages peuvent pourtant être évalués à partir d'examens d'imagerie tels que le PET-scan. Toutefois, pour être capable d’estimer les pertes, il faut disposer d'examens antérieurs, ce qui est à ce jour rarement le cas.

En pratiqueChacun peut vérifier tout au long de sa vie, si son odorat fonctionne bien.
Sentir un fruit pour savoir s'il est mûr est déjà un réflexe pour beaucoup, alors pourquoi ne pas le faire avec d'autres végétaux, une nourriture plus large, etc. ? Sentir des odeurs et s'amuser à trouver de laquelle il s'agit, en ayant les yeux bandés, est parfois un jeu utilisé pour amuser les enfants.
Pourquoi ne pas en faire autant avec ses parents ?
C'est à la portée de tous !
Et en cas de scores en baisse au fil du temps, il est possible d'alerter son médecin pendant qu'il en est encore temps.

Source:Le Généraliste : «la perte de l'odorat liée aux démences?»

https://www.legeneraliste.fr



Un mauvais sommeil prédisposerait à la maladie d’Alzheimer


Un mauvais sommeil prédisposerait à la maladie d'AlzheimerSelon une étude américaine publiée dans la revue Brain, un mauvais sommeil augmenterait les risques de maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs expliquent que le sommeil profond permet au cerveau de se nettoyer des plaques amyloïdes, à l'origine de la maladie.
Le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialiste du sommeil, était l'invitée du Magazine de la santé pour en parler.

• Comment se passe ce "nettoyage" du cerveau qui a lieu pendant le sommeil profond ?

Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialiste du sommeil : "On s'est aperçu qu'au niveau du cerveau, dans certaines zones à certains moments et pendant le sommeil lent profond, il y avait des flux liquidiens, de liquide céphalo-rachidien qui lavaient certaines zones du cerveau.
D'autres études qui ont été faites parallèlement ont montré que les produits qui étaient extraits étaient des protéines, essentiellement des substances amyloïdes et des protéines tau donc des substances très impliquées dans la maladie d'Alzheimer car ça va se déposer sur le neurone et l'empêcher de fonctionner normalement."

• À quel moment de la nuit le sommeil profond intervient-il ?

Dr Sylvie Royant-Parola : "Le sommeil profond intervient surtout en début de nuit, chez les sujets normalement synchronisés avec un horaire de coucher régulier et un horaire de lever régulier.
Mais chez les jeunes, on voit du sommeil profond qui réapparaît en fin de nuit.
Mais quel que soit le moment où il apparaît, le sommeil profond a cette fonction."

• Les insomnies chroniques en cause ?

Dr Sylvie Royant-Parola : "Il ne faut pas s'affoler dès que l'on passe une mauvaise nuit. Il faut que ce soit chronique. 
Mais ce n'est pas que les insomnies qui sont en cause.
Cela va aussi concerner les personnes en privation de sommeil et qui n'arrivent à récupérer.
Quand on récupère, on fait du sommeil profond.
Et quand on est en privation chronique régulière, on va avoir des pertes de sommeil, dont une perte de sommeil profond."

• Comment être sûr que c'est bien un mauvais sommeil qui empêche le nettoyage correct du sommeil, et non l'inverse, donc la maladie d'Alzheimer qui provoque des insomnies ?

Dr Sylvie Royant-Parola : "L'insomnie est probablement un des premiers signes très précoces de futurs dysfonctionnements du cerveau, dont les maladies dégénératives comme la maladie d'Alzheimer. »


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La prévention de la DMLA est dans l’assiette !


La fréquence de la dégénérescence maculaire ou DMLA augmente avec l'âge : environ un million de Français présente une atteinte de l’œil (maculopathie) susceptible d'évoluer vers une DMLA.
Tout ce qui peut aider à prévenir la première cause de malvoyance des plus de 60 ans, va donc dans le bon sens.


Un problème de gestion des déchets

Au niveau de la rétine, les cellules photoréceptrices ont la capacité de transformer les ondes lumineuses perçues en signaux électriques.
Ce faisant, elles produisent des déchets.
Ces derniers sont normalement éliminés tout au long de la vie, mais ils peuvent finir par s'accumuler.
Lorsqu'ils deviennent trop nombreux, ces déchets posent problème : c'est le stade de la maculopathie, caractérisée par la présence de dépôts sur la rétine et par un remaniement de ses couches superficielles.
A ce stade, on sait déjà que la prise d'antioxydants (vitamines C, E, caroténoïdes, etc.) peut ralentir de 20 % l'évolution de la maladie.
Ce qui est moins connu, c'est que l’acide docosahexaénoïque (DHA), qui est un oméga 3 d’origine marine (poissons gras), a aussi apporté la preuve de son efficacité dans la prévention des maladies du vieillissement oculaire, dont la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA). Sachant que la rétine est l'organe le plus concentré en DHA, c’est logique !

Trois portions hebdomadaires de produits marins


Se donner bonne conscience avec une portion hebdomadaire de poisson ne suffit pas.
Pour bien faire en ce qui concerne la rétine, il faut au moins 400 grammes de produits marins par semaine, soit en moyenne, trois repas avec des poissons gras. Avantage et non des moindres, de ce «régime» : à cette dose, le cœur en profite également, ainsi que le cerveau. En effet, le DHA favorise la formation de nouvelles connexions entre les neurones, protège de l'inflammation et réduit le stress chronique.
C'est donc une action «trois en un» ! Attention cependant, à ne pas tout gâcher avec la cigarette : en effet, le tabagisme est un ennemi notoire de la rétine (du cœur et du cerveau, aussi !).

Source:
Le Quotidien du Médecin : «DHA, essentiel au moins à 3 organes», 09/06/16 : http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/breve/2016/06/09/dha-essentiel-au-moins-3-organes_814601.

Du café contre les bourdonnements d’oreille ?


Environ 16 millions de Français souffriraient d'acouphènes, c'est-à-dire de sifflements ou de bourdonnements parasites, entendus dans la tête sans être générés par un quelconque son extérieur.
Ils traduisent le plus souvent une perte auditive suite à une agression de l’oreille interne. 

En effet, la principale cause de survenue de ces sons « fantômes » est une exposition à des bruits autour de 100 décibels, d'où l'importance de mieux se protéger contre ce fléau.
A côté de cette mesure incontournable, d'autres petites mesures semblent également utiles comme boire régulièrement trois ou quatre tasses de café par jour…

Un risque d'acouphène diminué de 15 % chez les buveuses de café
Pour parvenir à ces conclusions, des chercheurs de l’université de Western Ontario (Canada) et de Harvard se sont intéressés au suivi de 65.085 femmes faisant partie de la Nurse’s Health Study II, pendant 18 ans.
Agées de 30 à 44 ans, elles ne souffraient pas d'acouphènes à leur entrée dans l'étude.
Elles ont répondu à des questionnaires de santé tous les deux ans et à des questionnaires portant sur leur alimentation tous les quatre ans.
Après 18 ans de suivi, 5.289 cas d'acouphènes ont été notés et ce qui est intéressant, c'est que les chercheurs ont établi une relation inverse entre apports en caféine et survenue des acouphènes.
En effet, les consommatrices de 3 à 4 tasses de café par jour, avaient un risque d'apparition des acouphènes diminué de 15 % par rapport à celles consommant au maximum une tasse par jour.
Cette baisse du risque était même de 21 % pour les plus grosses consommatrices (au moins 4 tasses par jour).
Ce bénéfice n'a pas été retrouvé avec les boissons décaféinées. Même si cette étude d'observation ne suffit pas à prouver formellement le lien de cause à effet, elle suggère que la caféine pourrait avoir un effet protecteur contre les bourdonnements d’oreille, du moins chez les femmes puisqu'aucun homme n'a été inclus dans cette étude !

Une parenthèse en cas de grossesse
D'autres études suggérant un possible effet délétère du café chez les femmes enceintes, pour le cerveau de l'enfant à naître, il est tout de même préférable de lever le pied sur la caféine durant une grossesse et ne pas dépasser une tasse par jour.
En général, cela ne représente pas une grosse frustration : en effet, les goûts changent durant cette période et le petit noir qui était bien aimé, peut soudain devenir écœurant. La nature fait parfois bien les choses !

Source:
The American journal of medicine : «A prospective study of caffeine intake and risk of incident tinnitus», 10/03/14 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24608016.

Alimentation pimentée espérance de vie augmentée


Manger épicé ne convient pas à tout le monde, notamment aux personnes souffrant de brulures d’estomac.
Pour la majorité des personnes, pimenter les plats semble être associé à une diminution de la mortalité. 


Le chili, c’est bon pour la santé !

Au cours de cette étude américaine, plus de 16.000 personnes ont été suivies durant 19 ans.
Leurs habitudes alimentaires et leur état de santé étaient connus grâce à des questionnaires.
Les chercheurs se sont intéressés précisément au piment rouge du Mexique :le chili.
Ils ont constaté que les sujets qui consomment ce condiment ont un taux de décès diminué de 13 % Les auteurs de cette étude suggèrent que cet effet sur la longévité serait lié à une réduction des décès par maladie vasculaire, infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral notamment, les facteurs de mode de vie ayant peu d’influence.
 

Quel mode d’action pour le piment rouge ? 

Côté mécanisme, l’efficacité du piment passerait par un de ses composants, la capsaïcine, qui, en agissant sur un récepteur spécifique (Transient Rceptor Potential), modulerait le risque d’obésité et l’afflux sanguin dans les coronaires, tous deux des facteurs de risque cardiovasculaire.
La capsaïcine possède également des propriétés antimicrobiennes capables de modifier le microbiote intestinal, lui aussi impliqué dans l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires.
Enfin, les piments rouges chauds contiennent d'autres éléments nutritifs, dont les vitamines B, C et pro-A, ce qui peut en partie expliquer son effet protecteur.

Il ne s’agit pas de la première étude indiquant un effet favorable des aliments épicés sur la santé.
Alors, pourquoi ne pas intégrer au moins une fois par semaine un plat épicé dans nos menus, pour le plus grand plaisir de nos papilles et de notre santé.


Source:
Mustafa Chopan et Benjamin Littenberg, The Association of Hot Red Chili Pepper Consumption and Mortality: A Large Population-Based Cohort Study, PLOS One, Published: January 9, 2017, http://dx.doi.org/10.1371/journal.pone.0169876.



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GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.