Alzheimer…

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Le nouveau traitement…



Alzheimer : le nouveau traitement autorisé aux Etats-Unis est-il vraiment efficace ?

Ce traitement est le premier à viser le mécanisme de la maladie, et non ses symptômes. Toutefois, son efficacité réelle fait débat chez les médecins.

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Un espoir pour les malades d’Alzheimer : un nouveau traitement contre la maladie vient d’être approuvé le 7 juin par les autorités américaines pour la première fois depuis deux décennies.

Nommé Aduhelm et produit par l'entreprise pharmaceutique Biogen, il s'agit du "premier traitement approuvé contre la maladie d'Alzheimer depuis 2003", a souligné l'Agence américaine des médicaments (FDA) dans un communiqué.

Le coût du produit reviendra à environ 56.000 dollars par an pour un Américain de poids moyen, a annoncé l'entreprise le 7 juin. Son remboursement dépendra de la couverture santé à laquelle chaque patient a souscrit. 

A lire aussi : Alzheimer : l'espoir d'une nouvelle piste de prévention ?

Ralentir la maladie 

C'est le premier traitement dirigé contre le mécanisme de la maladie même, "la présence de plaques bêta-amyloïdes dans le cerveau", et non seulement les symptômes qu'elle entraîne, explique l'entreprise.

"Nous nous réjouissons de cette décision historique", a réagi l'organisation américaine Alzheimer Association. "C'est le premier médicament approuvé par la FDA qui ralentit le déclin dû à la maladie", a déclaré dans un communiqué son président, Harry Johns. 

Comment fonctionne ce traitement ? 

Le médicament utilise une molécule, baptisée aducanumab. Il s'agit d'anticorps monoclonaux qui visent à dissoudre les agrégats d'une protéine, la bêta-amyloïde, dont l'accumulation crée des plaques dans les tissus cérébraux des patients. Ce qui entraîne la pathologie d'Alzheimer. 

Cette cible est l'une des principales pistes explorées par la recherche contre cette pathologie dégénérative.

Mais les études sur des traitements ont subi ces dernières années revers sur revers, et aucun remède permettant une guérison n'existe à ce jour. C'est pourquoi ce médicament, administré toutes les quatre semaines par intraveineuse, a été vu comme une lueur d'espoir. 

Toujours besoin d’autres médicaments 

Conformément au grand débat qui agite la communauté scientifique autour de ce traitement, certains experts ont tempéré l'enthousiasme le 7 juin. 

"Si je suis heureux que l'aducanumab ait reçu une autorisation, nous devons être clair sur le fait qu'au mieux, ce médicament aura un bénéfice marginal qui aidera uniquement certains patients choisis avec soin", a déclaré John Hardy, professeur en neuroscience au University College de Londres. "Nous aurons besoin de meilleurs médicaments à l'avenir."

Pour la responsable scientifique de la Alzheimer Association, c'est justement ce vers quoi l'autorisation de la FDA va permettre de tendre : "L'histoire a montré qu'une autorisation d'un premier médicament d'une nouvelle catégorie stimulait le secteur, augmentait les investissements dans de nouveaux traitements et encourageait l'innovation", a déclaré Maria Carrillo, citée dans le communiqué de l'organisation. 

Une efficacité en question 

En novembre, un comité d'expert s'était pourtant prononcé contre une autorisation de ce traitement, jugeant qu'il n'avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité. Un avis non contraignant mais dont il est rare que la FDA s'affranchisse.

Le comité avait étudié les données de deux études : un grand essai clinique avait conclu que le médicament des laboratoires Biogen était efficace, tandis qu'un autre avait donné des résultats négatifs.

Mais "la FDA a déterminé qu'il existe des preuves substantielles que l'Aduhelm réduise les plaques bêta-amyloïdes dans le cerveau et que la réduction de ces plaques soit raisonnablement susceptible d'entraîner d'importants bénéfices pour les patients", a-t-elle déclaré. L'Agence a ainsi "conclu que les bénéfices (...) surpassent les risques" de la prise de ce médicament, a-t-elle ajouté.

Une autorisation conditionnelle

La FDA a par ailleurs utilisé une procédure accélérée qui ne confère au produit qu'une autorisation conditionnelle. Cette possibilité n'avait pas été étudiée par le comité.

"La FDA demande à Biogen de conduire des essais cliniques post-autorisation pour vérifier les bénéfiques cliniques du médicament", a ainsi précisé le régulateur américain. "Si le médicament ne fonctionne pas comme prévu, nous pourrons prendre des mesures pour le retirer du marché."

Un besoin « urgent"

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Près de 6 millions d'Américains vivent avec Alzheimer, qui constitue la sixième cause de décès aux Etats-Unis. La maladie vole peu à peu la mémoire aux patients atteints, qui lors des dernières phases de la maladie ne peuvent plus effectuer les tâches quotidiennes ou tenir de conversations.

"Le besoin de traitement est urgent", a martelé la FDA. "Je pense que nous avons clairement entendu de la part des patients qu'ils sont prêts à accepter une certaine incertitude pour avoir accès à un médicament qui pourrait produire des effets significatifs", a argumenté lors d'un point presse Peter Stein, responsable au sein de l'Agence.


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Prudence sur l’annonce d’un traitement…


Prudence après l'annonce d'un nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer

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La nouvelle a de quoi faire renaître l’espoir parmi les malades et les spécialistes.
Le laboratoire Biogen a annoncé qu'il souhaitait demander une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour son traitement expérimental contre la maladie d’Alzheimer : l’aducanumab.
La molécule aurait montré une efficacité pharmacologique et clinique non pas pour prévenir ou guérir la maladie, mais pour ralentir son évolution chez des patients qui présentent des symptômes encore légers.

Cette annonce est des plus inattendues car elle fait suite à l’abandon de deux essais cliniques pour cette même molécule, par le même laboratoire, pour cause d’inefficacité.

Un médicament d’une classe déjà bien connue : les anticorps monoclonaux

Aducanumab est administré sous forme de perfusion intraveineuse une fois par mois.

La molécule est un anticorps monoclonal, un type de médicament coûteux qui se fixe à des protéines spécifiques afin de les désactiver.
Le médicament élimine une protéine clé de la maladie d'Alzheimer – le peptide amyloïde - qui s'accumule en plaques dans le cerveau des patients.

Cette classe de médicaments est loin d’être nouvelle. 
"Des molécules de ce genre font l’objet d’essais cliniques depuis le début des année 2000", rappelle Le Pr Claire Paquet, neurologue, cheffe de service du centre de neurologie cognitive à l’hôpital Lariboisière (Paris) et l’une des investigatrices des essais cliniques qui ont été menés à l’échelle mondiale.
Ces anticorps monoclonaux n’avaient jamais montré une efficacité significative dans le ralentissement de la maladie.

Une molécule testée dans deux études parallèles

Aducanumab a été testée dans deux études appelées EMERGE (1 638 patients) et ENGAGE (1 647 patients) dans le but d’évaluer l'efficacité et la sécurité de différentes doses mensuelles d'aducanumab pour réduire les déficiences cognitives et fonctionnelles chez les malades d’Alzheimer à un stade débutant.

Pour qu’un produit puisse obtenir une autorisation de mise sur le marché, il faut qu’il puisse justifier d’effets positifs dans deux études.
"De ce fait, quand les laboratoires conduisent des essais thérapeutiques dans la maladie d’Alzheimer, ils engagent deux essais en parallèle, dans des parties du monde différentes", explique la neurologue.

Un arrêt des essais thérapeutiques pour cause d’inefficacité

En mars dernier, les deux études ont été stoppées. "Le laboratoire, à un moment donné de l’essai, a fait ce qu’on appelle une analyse de futilité.
C’est ce qui est fait, pour faire simple, pour savoir s'il y a une chance que la molécule fonctionne, explique le médecin. 
Cette analyse s’est avérée négative et l’essai de l’aducanumab a été arrêté dans tous les centres mondiaux."

Nouvelle analyse en prenant en compte des données supplémentaires

Le laboratoire explique avoir refait des analyses mais en tenant compte de données supplémentaires.
0"Quand les bases de données ont été gelées pour faire cette analyse de futilité, il y avait encore des patients qui étaient en train de recevoir des perfusions.
Et on a continué à colliger les données, r
apporte le Pr Paquet. 
A posteriori, les analyses de futilité ont été refaites en incluant tous les patients qui avaient reçu les 18 mois de traitement attendus.
18 mois de traitements à différentes doses, contre placebo."

Une seule étude positive sur deux 

L’essai EMERGE a atteint son objectif principal : réduire de 27 % le déclin clinique dans le groupe ayant reçu le traitement à la dose la plus forte, comparé au groupe placebo.
Et c’est une première.
"On savait déjà que les anticorps monoclonaux "enlevaient" le peptide amyloïde. Mais on n’avait jamais montré que le fait d’enlever cette protéine ralentissait l’évolution de la  maladie", souligne le Pr Paquet.
Mais ces effets positifs n’ont été constatés dans la cohorte ENGAGE.

Vers une demande d’autorisation de mise sur le marché ?

Suite à cette nouvelle, Biogen a affirmé souhaiter soumettre un dossier d’autorisation de mise sur le marché de l’aducanumab à la FDA (Food and Drug Administration), autorité de santé des Etats-Unis, au début de l’année 2020.
La FDA aurait donné son aval pour un dépôt de dossier.
"Mais ce dépôt résultera d’une analyse des données, des statistiques, de critères d'évaluation, des effets du traitement et de sa sécurité", explique le Dr Maï Panchal, directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer, dans un communiqué.
Il est très probable que la FDA demande la confirmation des résultats dans une deuxième étude.

Appel à la prudence

Malgré l’aspect très encourageant de l’annonce de Biogen, il faut rester mesuré. Même si la molécule confirme son intérêt et obtient une AMM, les discussions débuteront pour le remboursement avec les autorités de santé.
Et elle concernerait, de toute façon, très peu de personnes. 
Elle s’adresserait à des malades d'Alzheimer présentant des symptômes très légers. Tous les patients ne seront pas éligibles pour ce traitement qui n’a montré une efficacité que des cas débutants.

Le Pr Marie Sarazin, neurologue à l’hôpital Saint-Anne (Paris), qui n’a pas participé à l’essai, invite elle aussi à la plus grande prudence, même si elle "ne demande qu’à y croire".
"C’est encourageant, mais il s'agit juste d'une annonce du laboratoire.
Il a d’ailleurs tout de suite grimpé en bourse et fait des annonces aux investisseurs. Il n’y a aucune publication.
En décembre, le laboratoire va présenter en congrès des informations qu’il va lui-même filtrer"
, note-elle.

"Tant qu’on n’a pas les détails, il faut garder l’envie d’y croire mais rester prudent sur la possibilité qu’on passe rapidement à un enjeu thérapeutique pratique pour les malades", conclut le Pr Sarazin

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Comment communiquer avec nos proches…

… qui ont des troubles de la mémoire ?

Les troubles du comportement font partie des complications fréquentes des démences, notamment dans la maladie d'Alzheimer
Il est nécessaire de comprendre pourquoi ils surviennent afin de mieux réagir et moins subir. 
Sinon, cela peut être dévastateur pour le patient et les aidants.  

La maladie d'Alzheimer

Dans la maladie d’Alzheimer, la personne peut souffrir d'atteintes : 

  • De la mémoire récente.
  • De savoir-faire comme s’habiller.
  • Du langage avec des difficultés à trouver ses mots.
  • De l’autonomie (par exemple faire ses comptes).  

La personne elle-même est anosognosique, elle ne sait pas qu’elle est malade, selon elle, tout va bien.  

Des troubles avec des conséquences directes sur le comportement   

Comprendre les conséquences logiques sur le quotidien :

Le trouble de la mémoire récente.
La personne n'est pas inattentive, c'est juste que sa mémoire ne fonctionne pas, les neurones qui l'hébergent sont détruits. 
Si cette personne vous demande 30 fois si untel vient à 18h, et bien pour elle la 30ème fois est en toute bonne foi la 1ère. 
Autrement dit, si vous vous énervez, elle ne va pas comprendre. 
La confrontation est stérile, vous devez donc répéter inlassablement et détourner son attention quand vous sentez que vous perdez patience.  

Le trouble du langage. 
Au début de la maladie il s’agit surtout de difficultés à dénommer les choses, puis des difficultés à comprendre. 
Cela peut compliquer le quotidien.. La personne peut vous dire "passez-moi le peigne" en montrant une brosse à dent mais dans sa tête elle a bel et bien dit "brosse à dent". 
Ici aussi elle n’en a pas conscience et ne comprendra pas que vous ne compreniez pas, le malade c’est vous  ! 
À nouveau la confrontation serait contreproductive.
Sa compréhension est la bonne avec les informations dont elle dispose.

Le trouble des praxies.
Une personne est apraxique, si par exemple elle a "désappris" à faire sa toilette. Mais elle n’en a toujours pas conscience. 
Si vous essayez sans préambule de la déshabiller pour la savonner, vous allez être bien reçu  ! 
Encore une fois, sa réaction sera tout à fait rationnelle. 
C’est vous qui êtes un brin troulant ! 

Les troubles du comportement sont logiques, rationnels et pour partie inévitables, le comprendre permet de prendre du recul et de mieux réagir.  

Ne pas aller à la confrontation, "jouer le jeu"... quelles autres solutions  ?   

Les techniques sont pragmatiques. 
Un bébé crie parce qu’il ne sait pas parler et on ne règle rien en lui criant dessus, encore moins en le contenant.
Pour ces personnes, il est possible de communiquer avec le non verbal, par l'attitude, le bon sens, la déduction et par la musicalité de la voix (la prosodie). 
Ce vecteur de communication est très puissant et fonctionne très bien chez les patients qui ont un trouble de la communication. 
Démence ou pas, c’est un vecteur de communication efficace. 

Si on devait résumer quelques points clefs : 

  • Comprendre ce qu’il se passe, pour prendre du recul, ne pas se braquer et ne pas subir. 
  • Gérer sa communication non verbale (l’attitude prévaut sur les mots).
  • Fuir le conflit frontal lorsqu’il y a des incompréhensions liées au langage.
  • Faire preuve d’imagination pour détourner l’attention.
  • Ne pas être trop pressé au risque de perdre du temps.
  • Reporter les soins, ne pas imposer un cadre rigide.
  • Passer la main, communiquer, se faire aider et ne pas s’isoler.   

Que faire des calmants et des psychotropes ?

Tous ces troubles sont logiques. 
Autrement dit les médicaments psychotropes ne seront pas efficaces. 
Il faut s'adapter. Face à une personne qui refuse d'être déshabillée pour sa toilette, ce n’est pas un anxiolytique ni même un antipsychotique qui aidera. 
Car cette personne ne délire pas, elle réagit rationnellement à une agression de votre part qui est incompréhensible pour elle. 
Les médicaments sont donc uniquement utilisés dans de très rares cas sur de courtes périodes et ce n'est vraiment pas la première réaction à avoir.


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 GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.