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Des ultrasons pour traiter Alzheimer


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Une équipe parisienne est parvenue, chez la souris, à éliminer les lésions cérébrales grâce à des ultrasons. Une piste prometteuse pour traiter la maladie d'Alzheimer chez l’homme.

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Des ultrasons pour traiter Alzheimer ?

Avec 200.000 nouveaux cas par an en France, la maladie d'Alzheimer touche 5% des plus de 65 ans. Si aujourd'hui, il n'existe pas de traitement efficace pour guérir cette maladie, de nombreuses études sont en cours dans le monde entier. L'une des pistes de recherche intéressante est développée à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris. Il s'agit des ultrasons.

Les ultrasons pourraient permettre d'évacuer les plaques de protéines qui s'accumulent dans le cerveau quand on souffre de la maladie d'Alzheimer. Les études préliminaires ont fait leurs preuves chez les souris, et depuis quelques mois le dispositif est en cours d'évaluation chez l'homme.

Des ultrasons pour ouvrir la barrière hémato-encéphalique

Les chercheurs espèrent stopper la progression de la maladie en évacuant les protéines qui s'accumulent dans le cerveau. Mais une barrière les empêche de sortir. Le cerveau est en effet protégé des potentielles infections véhiculées dans le sang par la barrière hémato-encéphalique. Infranchissable, elle entoure les vaisseaux sanguins et sélectionne les molécules qui peuvent entrer et sortir du cerveau. Les protéines responsables la maladie d'Alzheimer restent stockées et s'accumulent entre les neurones.

Après avoir implanté un boîtier dans le crâne de malades, les chercheurs tentent d'ouvrir la barrière hémato-encéphalique grâce aux ultrasons. Pour cela, le neurologue implante une aiguille dans le boîtier. Cette aiguille transmet un courant électrique qui est ensuite transformé en ultrasons. La vibration des ultrasons permettrait de créer temporairement des petites brèches dans la barrière hémato-encéphalique. Pendant quelques heures, grâce à ces ouvertures, les toxines à l'origine de la maladie d'Alzheimer pourraient s'évacuer dans la circulation sanguine. La procédure ne dure que quelques minutes.

Les premiers résultats attendus fin 2019

Après la séance, une IRM du cerveau du patient est réalisée pour évaluer l'efficacité des ultrasons. Les chercheurs constatent également l'absence d'effets indésirables à l'imagerie : pas de nouvel hématome, pas d'oedème dans les régions ciblées par les ultrasons...

Les résultats de cette première phase d'essai clinique sont attendus fin 2019. Ils pourraient représenter un espoir important car aucun traitement à ce jour n'est parvenu à guérir la maladie d'Alzheimer.

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Prudence sur l’annonce d’un traitement…


Prudence après l'annonce d'un nouveau traitement de la maladie d’Alzheimer

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La nouvelle a de quoi faire renaître l’espoir parmi les malades et les spécialistes.
Le laboratoire Biogen a annoncé qu'il souhaitait demander une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour son traitement expérimental contre la maladie d’Alzheimer : l’aducanumab.
La molécule aurait montré une efficacité pharmacologique et clinique non pas pour prévenir ou guérir la maladie, mais pour ralentir son évolution chez des patients qui présentent des symptômes encore légers.

Cette annonce est des plus inattendues car elle fait suite à l’abandon de deux essais cliniques pour cette même molécule, par le même laboratoire, pour cause d’inefficacité.

Un médicament d’une classe déjà bien connue : les anticorps monoclonaux

Aducanumab est administré sous forme de perfusion intraveineuse une fois par mois.

La molécule est un anticorps monoclonal, un type de médicament coûteux qui se fixe à des protéines spécifiques afin de les désactiver.
Le médicament élimine une protéine clé de la maladie d'Alzheimer – le peptide amyloïde - qui s'accumule en plaques dans le cerveau des patients.

Cette classe de médicaments est loin d’être nouvelle. 
"Des molécules de ce genre font l’objet d’essais cliniques depuis le début des année 2000", rappelle Le Pr Claire Paquet, neurologue, cheffe de service du centre de neurologie cognitive à l’hôpital Lariboisière (Paris) et l’une des investigatrices des essais cliniques qui ont été menés à l’échelle mondiale.
Ces anticorps monoclonaux n’avaient jamais montré une efficacité significative dans le ralentissement de la maladie.

Une molécule testée dans deux études parallèles

Aducanumab a été testée dans deux études appelées EMERGE (1 638 patients) et ENGAGE (1 647 patients) dans le but d’évaluer l'efficacité et la sécurité de différentes doses mensuelles d'aducanumab pour réduire les déficiences cognitives et fonctionnelles chez les malades d’Alzheimer à un stade débutant.

Pour qu’un produit puisse obtenir une autorisation de mise sur le marché, il faut qu’il puisse justifier d’effets positifs dans deux études.
"De ce fait, quand les laboratoires conduisent des essais thérapeutiques dans la maladie d’Alzheimer, ils engagent deux essais en parallèle, dans des parties du monde différentes", explique la neurologue.

Un arrêt des essais thérapeutiques pour cause d’inefficacité

En mars dernier, les deux études ont été stoppées. "Le laboratoire, à un moment donné de l’essai, a fait ce qu’on appelle une analyse de futilité.
C’est ce qui est fait, pour faire simple, pour savoir s'il y a une chance que la molécule fonctionne, explique le médecin. 
Cette analyse s’est avérée négative et l’essai de l’aducanumab a été arrêté dans tous les centres mondiaux."

Nouvelle analyse en prenant en compte des données supplémentaires

Le laboratoire explique avoir refait des analyses mais en tenant compte de données supplémentaires.
0"Quand les bases de données ont été gelées pour faire cette analyse de futilité, il y avait encore des patients qui étaient en train de recevoir des perfusions.
Et on a continué à colliger les données, r
apporte le Pr Paquet. 
A posteriori, les analyses de futilité ont été refaites en incluant tous les patients qui avaient reçu les 18 mois de traitement attendus.
18 mois de traitements à différentes doses, contre placebo."

Une seule étude positive sur deux 

L’essai EMERGE a atteint son objectif principal : réduire de 27 % le déclin clinique dans le groupe ayant reçu le traitement à la dose la plus forte, comparé au groupe placebo.
Et c’est une première.
"On savait déjà que les anticorps monoclonaux "enlevaient" le peptide amyloïde. Mais on n’avait jamais montré que le fait d’enlever cette protéine ralentissait l’évolution de la  maladie", souligne le Pr Paquet.
Mais ces effets positifs n’ont été constatés dans la cohorte ENGAGE.

Vers une demande d’autorisation de mise sur le marché ?

Suite à cette nouvelle, Biogen a affirmé souhaiter soumettre un dossier d’autorisation de mise sur le marché de l’aducanumab à la FDA (Food and Drug Administration), autorité de santé des Etats-Unis, au début de l’année 2020.
La FDA aurait donné son aval pour un dépôt de dossier.
"Mais ce dépôt résultera d’une analyse des données, des statistiques, de critères d'évaluation, des effets du traitement et de sa sécurité", explique le Dr Maï Panchal, directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer, dans un communiqué.
Il est très probable que la FDA demande la confirmation des résultats dans une deuxième étude.

Appel à la prudence

Malgré l’aspect très encourageant de l’annonce de Biogen, il faut rester mesuré. Même si la molécule confirme son intérêt et obtient une AMM, les discussions débuteront pour le remboursement avec les autorités de santé.
Et elle concernerait, de toute façon, très peu de personnes. 
Elle s’adresserait à des malades d'Alzheimer présentant des symptômes très légers. Tous les patients ne seront pas éligibles pour ce traitement qui n’a montré une efficacité que des cas débutants.

Le Pr Marie Sarazin, neurologue à l’hôpital Saint-Anne (Paris), qui n’a pas participé à l’essai, invite elle aussi à la plus grande prudence, même si elle "ne demande qu’à y croire".
"C’est encourageant, mais il s'agit juste d'une annonce du laboratoire.
Il a d’ailleurs tout de suite grimpé en bourse et fait des annonces aux investisseurs. Il n’y a aucune publication.
En décembre, le laboratoire va présenter en congrès des informations qu’il va lui-même filtrer"
, note-elle.

"Tant qu’on n’a pas les détails, il faut garder l’envie d’y croire mais rester prudent sur la possibilité qu’on passe rapidement à un enjeu thérapeutique pratique pour les malades", conclut le Pr Sarazin

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… qui ont des troubles de la mémoire ?

Les troubles du comportement font partie des complications fréquentes des démences, notamment dans la maladie d'Alzheimer
Il est nécessaire de comprendre pourquoi ils surviennent afin de mieux réagir et moins subir. 
Sinon, cela peut être dévastateur pour le patient et les aidants.  

La maladie d'Alzheimer

Dans la maladie d’Alzheimer, la personne peut souffrir d'atteintes : 

  • De la mémoire récente.
  • De savoir-faire comme s’habiller.
  • Du langage avec des difficultés à trouver ses mots.
  • De l’autonomie (par exemple faire ses comptes).  

La personne elle-même est anosognosique, elle ne sait pas qu’elle est malade, selon elle, tout va bien.  

Des troubles avec des conséquences directes sur le comportement   

Comprendre les conséquences logiques sur le quotidien :

Le trouble de la mémoire récente.
La personne n'est pas inattentive, c'est juste que sa mémoire ne fonctionne pas, les neurones qui l'hébergent sont détruits. 
Si cette personne vous demande 30 fois si untel vient à 18h, et bien pour elle la 30ème fois est en toute bonne foi la 1ère. 
Autrement dit, si vous vous énervez, elle ne va pas comprendre. 
La confrontation est stérile, vous devez donc répéter inlassablement et détourner son attention quand vous sentez que vous perdez patience.  

Le trouble du langage. 
Au début de la maladie il s’agit surtout de difficultés à dénommer les choses, puis des difficultés à comprendre. 
Cela peut compliquer le quotidien.. La personne peut vous dire "passez-moi le peigne" en montrant une brosse à dent mais dans sa tête elle a bel et bien dit "brosse à dent". 
Ici aussi elle n’en a pas conscience et ne comprendra pas que vous ne compreniez pas, le malade c’est vous  ! 
À nouveau la confrontation serait contreproductive.
Sa compréhension est la bonne avec les informations dont elle dispose.

Le trouble des praxies.
Une personne est apraxique, si par exemple elle a "désappris" à faire sa toilette. Mais elle n’en a toujours pas conscience. 
Si vous essayez sans préambule de la déshabiller pour la savonner, vous allez être bien reçu  ! 
Encore une fois, sa réaction sera tout à fait rationnelle. 
C’est vous qui êtes un brin troulant ! 

Les troubles du comportement sont logiques, rationnels et pour partie inévitables, le comprendre permet de prendre du recul et de mieux réagir.  

Ne pas aller à la confrontation, "jouer le jeu"... quelles autres solutions  ?   

Les techniques sont pragmatiques. 
Un bébé crie parce qu’il ne sait pas parler et on ne règle rien en lui criant dessus, encore moins en le contenant.
Pour ces personnes, il est possible de communiquer avec le non verbal, par l'attitude, le bon sens, la déduction et par la musicalité de la voix (la prosodie). 
Ce vecteur de communication est très puissant et fonctionne très bien chez les patients qui ont un trouble de la communication. 
Démence ou pas, c’est un vecteur de communication efficace. 

Si on devait résumer quelques points clefs : 

  • Comprendre ce qu’il se passe, pour prendre du recul, ne pas se braquer et ne pas subir. 
  • Gérer sa communication non verbale (l’attitude prévaut sur les mots).
  • Fuir le conflit frontal lorsqu’il y a des incompréhensions liées au langage.
  • Faire preuve d’imagination pour détourner l’attention.
  • Ne pas être trop pressé au risque de perdre du temps.
  • Reporter les soins, ne pas imposer un cadre rigide.
  • Passer la main, communiquer, se faire aider et ne pas s’isoler.   

Que faire des calmants et des psychotropes ?

Tous ces troubles sont logiques. 
Autrement dit les médicaments psychotropes ne seront pas efficaces. 
Il faut s'adapter. Face à une personne qui refuse d'être déshabillée pour sa toilette, ce n’est pas un anxiolytique ni même un antipsychotique qui aidera. 
Car cette personne ne délire pas, elle réagit rationnellement à une agression de votre part qui est incompréhensible pour elle. 
Les médicaments sont donc uniquement utilisés dans de très rares cas sur de courtes périodes et ce n'est vraiment pas la première réaction à avoir.


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 GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.