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Les prothèses auditives…



Les prothèses auditives diminueraient le risque de démence


Pour les acteurs économique du secteur, mieux rembourser ces dispositifs auditifs réduirait les coûts liés à la prise en charge de ces pathologies.



Entretien avec Philippe Metzger, audioprothésisteLe coût d'une audioprothèse est dissuasif pour de nombreux Français : en moyenne, l'appareillage coûte 1.535 euros, dont 958 à la charge du patient, selon le syndicat professionnel UNSAF. Or, d'après des travaux français publiés en début d'année dans la revue Journals of Gerontology, ne pas porter cet appareil est nuisible pour la santé.

Emmanuel Macron promettait lors de la campagne présidentielle un "100% de prise en charge" des lunettes, des prothèses dentaires et de l'audition en 2022, "sans augmenter le prix des mutuelles ».
"Cela accroît le risque au long cours de présenter une démence ou une dépendance et, [plus spécifiquement] chez les hommes, une dépression", a expliqué à l'AFP la neuropsychologue Hélène Amieva, de l'Inserm Bordeaux, qui a coordonné ces recherches.
Selon elle, il est donc utile "de dépister et de traiter la perte d'audition, même si on peut considérer que c'est quelque chose de normal, avec l'âge, d'entendre moins bien".

Les chercheurs ont suivi pendant 25 ans (1989-2015) 3.577 habitants de Gironde et Dordogne âgés de 65 ans ou plus. 
Des tests des capacités cognitives montrent un déclin significativement accéléré chez ceux qui auraient besoin d'un appareil auditif mais n'en portent pas.
Chez les personnes portant un appareil auditif, les risques sont moindres, analogues à celles déclarant ne pas avoir de problème d'audition.

Pour les démences, le taux de démence observé dans le groupe non-équipé en dépit de besoins était supérieur de 18% de celui observé dans les autres groupes. En prenant en compte l'incertitude associée à toute recherche sur un échantillon réduit de la population, les chercheurs estiment que le sur-risque dans la population générale est compris dans une fourchette de valeurs comprise entre 2% et 38%.

Des résultats pour éclairer les politiques de santé publique

Bien que l'étude se contente de dresser un bilan épidémiologique, ses résultats ne sont pas sans implications d'ordre politique ou économique, que n'a pas manqué de faire valoir le syndicat des audioprothésistes (UNSAF).

Invités à s'exprimer par l'UNSAF lors d'une conférence de presse organisée à Paris ce 7 février, des économistes spécialistes de santé ont estimé que ces résultats plaidaient pour un meilleur remboursement.

Partant de l'hypothèse moyenne d'un sur-risque de l'ordre de 18%, Jean de Kervasdoué, du Conservatoire national des arts et métiers, a ainsi expliqué que "le rapport entre le coût d'une audioprothèse et les économies sur les dépenses de santé est de un à dix.
C'est rarissime que l'on trouve ce genre de chiffre.
C'est le cas par exemple avec la vaccination".

Environ deux millions de Français portent un appareil auditif, a rappelé l'UNSAF, selon qui ils pourraient être "jusqu'à un million de plus", dont deux tiers "susceptibles de s'équiper si le coût était moins élevé".
L'organisation professionnelle des audioprothésistes a plaidé pour une réforme en deux temps, qui coûterait 340 millions d'euros par an à l'Assurance-maladie, pour que les appareils soient mieux remboursés dès 2018, et entièrement à partir de 2020.

"On aurait un retour sur investissement, si j'ose dire, qui serait rapide : sur l'échelle d'un quinquennat.
Nous savons que chez un patient équipé d'une prothèse, l'économie sur les dépenses de santé commence tout de suite", a expliqué le président de l'UNSAF, Luis Godinho.
"On a bon espoir d'être entendus par le gouvernement, mais aucune assurance aujourd'hui.
C'est en concertation", a-t-il ajouté.

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La Dignité de nos vieux


J'ai reçu la vidéo et ne suis pas étonnée de la découvrir via le site «Allo-Docteur», en voici l'article: 

Le premier prix du Concours de plaidoirie des lycéens pour la défense des Droits de l'homme, organisé par le Mémorial de Caen, a été attribué à Alma Adilon-Lonardoni, pour son intervention en faveur du respect des personnes âgées, intitulée : «Il fait si bon vieillir…».

«Aujourd’hui, mesdames, messieurs, j'accuse la société de reléguer ses mères, ses pères aux oubliettes. Je pense, oui, qu'il est choquant et même injustifiable que des individus dits «personnes âgées» soient entassés à trois dans des chambres froides et étroites. […] Je pense qu'il est indigne de notre société d'avoir à ce point honte de ses vieux devenus inutiles qu'elle les cloître autoritairement. Je pense qu'il est inacceptable que ces personnes soient considérées comme des enfants, voire comme des objets.»

6139-Alma Adilon-Lonardoni

Alma, 16 ans et des poussières, ne mâche pas ses mots. Des mots qui coulent, tout au long d'un plaidoyer émouvant et engagé en faveur de la dignité des personnes âgées. Des mots qu'elle prononce d'une voix claire et déterminée, sans jamais bafouiller.

Scolarisée en terminale au lycée Champagnat, à Saint-Symphorien-sur-Coise (69), la lycéenne dénonce le mépris avec lequel notre société relègue ses personnes âgées dans des mouroirs déprimants. Elle condamne «la loi du plus fort», la «course au profit» qui  «dévalorise la vieillesse de notre société.»

Un discours qui, pour Alma, fait écho à celui du Président de la République au début de son mandat. "«Le Président, Monsieur Sarkozy, nous avait promis, au début de son mandat, un nouveau dispositif de financement de la prise en charge de la perte d'autonomie. Nous l’attendons toujours», déclare-t-elle.

Je vous recommande le visionnage de la vidéo ci-dessous, mais j'insiste toutefois sur la vigilance pour les aidants magnifiques que beaucoup d'entres vous sont, à ne pas culpabiliser.  

Pour voir la vidéo d'Alma via le site «Allo-Docteur»sur France5, d'où provient cet article. 

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Aide aux Aidants: le « baluchonnage » arrive en France



Le  "baluchonnage", mis en place au Québec, permet aux aidants de quitter leur domicile quelques jours en laissant leur proche âgé, malade ou handicapé aux soins d'un professionnel.
Le dispositif sera bientôt en test en France.


Onze millions de Français aident régulièrement à domicile un proche pour des raisons de santé ou à cause d'un handicap.
Pour les soulager, le gouvernement a annoncé qu'il allait tester le principe du    «baluchonnage » , rebaptisé « relayage » .
Il figure dans le projet de loi sur le droit à l'erreur, destiné à simplifier les procédures administratives.
Annoncée fin novembre, la mesure était très attendue par les associations.
Les explications de Claudie Kulak, fondatrice de la compagnie des Aidants et présidente de l’Association de la Journée Nationale des Aidants (AJNA).


  • Pourquoi les aidants attendent-ils avec impatience cette mesure ? Quelles sont leurs difficultés quotidiennes ?

C. Kulak : « Accompagner un proche fragilisé par la maladie, le handicap, ou le grand âge mobilise énormément les aidants avec une durée de temps qui peut varier selon la pathologie.
Sur les maladies neurodégénératives, on imagine bien que ce temps est augmenté et que souvent ça peut être plus de six heures par jour.
Par exemple, une femme qui s'occupe de son proche, ne peut même pas s'occuper de sa propre santé.
Si demain, elle doit subir une intervention, comment fait-elle ?
Pour nous, le "baluchonnage" est une formidable solution.
Vous avez du personnel formé qui vient à domicile.
Cela permet à l'aidant de prendre du temps pour lui. »


  • Quels sont les obstacles au «  baluchonnage »  en France ?

C. Kulak : « Cela fait dix ans que le « baluchonnage"  existe au Québec.
Aujourd'hui, les associations se battent sur le droit du travail.
On ne veut pas remettre en cause le droit du travail, mais c'est aujourd'hui ce qui gêne l'essaimage du «  baluchonnage »  en France.
On ne peut pas faire travailler quelqu'un plus de 13 heures d'affilée. » 

  • Comment fonctionne le baluchonnage au Québec ?

C. Kulak : « Les retours de terrain sont très bons parce que cela permet de soulager les aidants.
Il ne faut pas non plus oublier le bien-être de la personne fragilisée.
Elle va pouvoir rester à son domicile.
Par exemple, quand on souffre d'Alzheimer, sortir de chez soi peut être vécu comme une terrible angoisse.
Au Québec, le système se déclenche pour un minimum de quatre jours.
C'est l'Etat qui finance en grande partie ce système.
Au Québec, le coût de journée est de 11 dollars canadiens (environ 7 euros).
En France, on est à 400 euros. »

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GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.