Maladie d’Alzheimer

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La Musique apaise les personnes atteintes



La musique est recommandée aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Écouter leurs morceaux préférés les apaise et réduit leur consommation de médicaments tranquillisants.



Plus de musique, moins de médicaments

Ce type de musicothérapie a été expérimenté dans une centaine de maisons de retraite américaines où la moitié des pensionnaires (soit 25 000 personnes souffrant de maladie d’Alzheimer ou d’une autre démence) adhérait au programme musical.
À l’issue d’une période de 6 mois, les malades ayant écouté régulièrement leur playlist personnalisée ont réduit leur consommation de médicaments par rapport aux sujets témoins.
Les auteurs de cette étude indiquent que le nombre de personnes ayant arrêté de prendre des antipsychotiques s’est accru dans le groupe musicothérapie, atteignant 20 %, alors qu’il est resté stable parmi les autres résidents.
Cette tendance s’observe aussi avec les anxiolytiques.
Quant aux problèmes de comportements, ils ont diminué parmi les personnes ayant régulièrement écouté leur musique préférée.

Moins de médicaments, moins d’effets indésirables

Cette évaluation d’une intervention en musicothérapie auprès des personnes  atteintes d’une démence est particulièrement encourageante.
L’écoute musicale représente une stratégie simple, peu couteuse à mettre en place et capable de donner des résultats particulièrement intéressants.
En effet, la prise médicamenteuse est rarement dénuée d’effets secondaires et ces derniers sont augmentés chez les personnes âgées souvent polymédicamentées, avec un risque élevé d’interactions entre les différents médicaments.
À titre d’exemple, les chutes augmentant le risque de perte d’autonomie et l’entrée dans la dépendance sont fréquentes chez les consommateurs de médicaments, et particulièrement d’antipsychotiques.

Source:
The American Journal of Geriatric Psychiatry


De nouvelles mesures pour les patients…



À partir de novembre 2017, les consultations de médecines générales dédiées à l’information et au suivi des maladies neurodégénératives seront revalorisées, selon une annonce du ministère de la Santé.
D’autres dispositions ont été annoncées, dont la mise en place est annoncée comme un prérequis à la reprise de tout débat sur le remboursement des traitements anti-Alzheimer.  


   

En octobre 2016, dans un avis consultatif, une commission de la Haute autorité de Santé (HAS) avait estimé que, faute d'efficacité, les médicaments anti-Alzheimer (Aricept®, Ebixa®, Exelon®, Reminyl®, et leurs génériques) ne devraient plus être remboursés par la Sécurité sociale.

Mme Touraine s'était alors engagée à ne pas dé-rembourser ces médicaments "tant qu'il n'existerait pas de parcours de soins garantissant une prise en charge adaptée aux malades d'Alzheimer ». 
Elle avait alors chargé le Pr Michel Clanet, président du comité de suivi du plan maladies neurodégénératives 2014-2019, de lui proposer un protocole pour améliorer le repérage, le diagnostic et la prise en charge des malades d'Alzheimer.

Le rapport du Pr Clanet soulignait notamment la nécessité d’une "implication plus forte de la médecine générale” pour repérer la maladie plus précocement.
Se référant à cette recommandation, Marisol Touraine annonce donc qu’à partir du 1er novembre 2017, les consultations de médecine générale visant à informer les patients et à définir un traitement face à une maladie neurodégénérative (Alzheimermaladie de Parkinsonsclérose en plaques) seront revalorisées à 60 euros.
En outre, les médecins généralistes pourront réaliser jusqu'à trois "visites longues" par an au domicile des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, à un tarif de 70 euros.

Ces mesures visent à "mieux reconnaître la place des médecins généralistes dans la prévention de la maladie d'Alzheimer, l'accompagnement et le parcours de soins", précise un communiqué du ministère.

Un programme de formation dédié aux maladies neurodégénératives sera proposé aux professionnels de santé, dans le cadre du développement professionnel continu (DPC).
Enfin, le ministère annonce que 20 unités cognitivo-comportementales supplémentaires seront ouvertes en France, pour moitié en 2017.

La ministre a précisé que ce ne serait qu’une fois ces différentes mesures mises en œuvre "que la question du maintien ou non du remboursement des médicaments aujourd'hui prescrits dans le traitement symptomatique de la maladie pourra se poser".

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Ces patients qui font progresser la recherche clinique...






Entre 2002 et 2016, plus de 500 essais cliniques ont été menés dans le champ de la maladie d’Alzheimer. Plus de 50 d'entre eux  sont toujours, grâce à l’implication dévouée et altruiste des personnes malades.

Faire avancer la recherche, c’est la volonté de Charles, qui confie : 

« Notre défi à nous, les personnes malades, c’est de tenir. Tenir jusqu’à ce qu’on ait trouvé le bon médicament. Alors je veux bien être le premier à participer à un nouvel essai. Ce serait pour moi une belle façon de lutter, de ne pas rester là, à attendre sans rien faire .»

Cet engagement dont fait preuve Charles et les centaines de ces personnes malades n’est en rien entaché par le découragement. 
Tous savent qu’il faut en moyenne dix ans de recherche entre l’identification d’une molécule et son éventuelle mise sur le marché en tant que médicament. 
Tous ont conscience que sur cent médicaments testés, un seul en moyenne, sera finalement validé*. 
Mais leur motivation reste intacte, car tous mesurent que chaque essai, même s’il échoue, permet d’importantes avancées sur le chemin d’un traitement efficace.

L’espoir d’aboutir un jour à un traitement repose sur la recherche clinique, qui consiste à évaluer et à démontrer chez l’Homme, la sécurité et l’efficacité de toute nouvelle molécule thérapeutique.

 

De vrais progrès malgré les échecs

 Les progrès enregistrés ces dernières années par la recherche ont permis d’identifier des centaines de molécules susceptibles d’agir sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, et non plus seulement sur certains de leurs symptômes. 
Avec 99 % de taux d’échec affiché par les essais cliniques sur la maladie d’Alzheimer, le pessimisme pourrait être de mise. 
Mais heureusement, les échecs sont aussi moteurs de progrès. Preuve en est avec l’exemple du Solanezumab. 
Son efficacité sur la pathologie amyloïde a en effet été démontrée, mais avec trop peu d’améliorations cliniques. 
Cet échec a permis de mettre en lumière deux points essentiels. 

 

-Premièrement, les chercheurs se sont rendu compte que 0,5 % à 1 % seulement du produit parvenait à l’intérieur du cerveau. 
La membrane entourant le cerveau agit en effet comme un véritable bouclier extrêmement difficile à passer. 
Des projets de recherche complémentaires ont été menés pour y remédier.

 

-Deuxièmement, l’efficacité du traitement n’a été démontrée qu’aux stades les plus précoces de la maladie. 
La pathologie amyloïde intervient 15 à 20 ans avant l’apparition des premiers symptômes. 
Il est donc probable que les essais thérapeutiques aient été initiés trop tardivement. Et là encore, cela a permis d’améliorer le recrutement notamment de patients à un stade précoce de la maladie et présentant effectivement la pathologie amyloïde (imagerie cérébrale à l’appui) et aucune autre pathologie lourde. 
Autant d’enseignements et d’avancées qui ont ouvert la voie au « successeur » du Solanezumab : l’Adecanumab, testé depuis près d’un an auprès d’une trentaine de patients au Centre Mémoire de Ressources et de Recherche (CMMR) de l’hôpital Lariboisière, à Paris.

 

 

Mieux informer sur les essais thérapeutiques

Neurologue au Centre Mémoire Ressources et Recherche (CMRR) de l’hôpital Lariboisière, le Professeur Claire Paquet, actuellement coordonnatrice d’un essai thérapeutique, témoigne que 

« beaucoup de personnes malades veulent participer aux essais cliniques. Et jamais ils ne se considèrent comme des cobayes. Ils sont dans une démarche volontaire et altruiste : ils savent que le médicament qu’ils testent a peu de chances de leur bénéficier. Mais ils agissent pour les autres, pour les futures personnes malades. Ils se voient ainsi comme des acteurs à part entière de la recherche, et ils ont raison.Beaucoup considèrent même qu’ils ont de la chance de pouvoir bénéficier de suivis rapprochés et de nouvelles connaissances. Notre rôle est d’ailleurs de bien les informer, de leur rappeler qu’un essai thérapeutique, c’est un pari sans gage d’efficacité »


 Le Pr Claire Paquet rappelle aussi les obstacles auxquels se heurtent les essais :

« Malgré cette formidable implication des patients, le recrutement des volontaires reste difficile, tant leur profil doit être précis. Les participants doivent notamment être à un stade débutant de la maladie, et nous nous heurtons alors à la problématique du diagnostic précoce qui doit encore progresser ! Et puis il y a un autre obstacle de taille : la recherche clinique souffre encore d’un manque de soutiens financiers. » 


Poursuivre sur : FranceAlzheimer 


Un test génétique, prédit l’âge des premiers symptômes


Alors que plus de 200.000 personnes déclarent une maladie d'Alzheimer chaque année en France, il est difficile de distinguer en amont qui va être atteint, de qui ne va pas l'être.
Des chercheurs ont développé une méthode prédictive basée sur l'âge et l'ADN afin d'estimer le risque individuel de déclarer la maladie, et l'âge auquel les premiers symptômes apparaîtront.


La maladie d'Alzheimer est une atteinte neurodégénérative à l'origine de beaucoup d'angoisse et de questionnements, car accompagnée de nombreuses zones d'ombre. Comment savoir si l'on va déclarer la maladie, et à quel âge ?

Selon les estimations, un quart des Français de plus de 65 ans sera touché par la maladie d'Alzheimer en 2020.

Cette maladie est caractérisée par une mort neuronale importante et une accumulation anormale de certaines protéines dans le cerveau. Sur le plan clinique, les patients présentent des problèmes de mémoire et des troubles du comportement, qui s'aggravent avec le temps.

Le développement de méthodes diagnostiques précoces est essentiel pour agir suffisamment tôt sur la santé des neurones et ainsi prévenir, ou du moins retarder, l'apparition des premiers symptômes.

Afin d'apporter des réponses à ces questions, des chercheurs ont mis au point une méthode de prédiction permettant d'estimer le risque de déclarer une maladie d'Alzheimer, ainsi que l'âge d'apparition des premiers symptômes, en fonction de deux critères : le code génétique, et l'âge de la personne au moment du test.

Les résultats, publiés dans la revue scientifique Plos Medicine, sont basés sur des données collectées sur plusieurs milliers de patients.
Les chercheurs ont en effet comparé l'ADN de plus de 17.000 personnes atteintes de maladie d'Alzheimer, à celles de plus de 37.000 témoins non malades.
Cela leur a permis de détecter des petites variations génétiques potentiellement associées à un risque accru de développer une maladie d'Alzheimer.
Après vérification sur un autre groupe de patients (environ 6.400 patients Alzheimer et 9.400 témoins sains), ils ont confirmé l'existence de 31 variations génétiques prédisposant à la maladie.

Des estimations pertinentes 

C'est à partir de ces résultats que les chercheurs ont développé leur test prédictif, dont la pertinence a été confirmée dans une troisième cohorte de patients : l'âge auquel ces derniers ont développé la maladie s'est révélé être très proche de celui prédit par le test.

Par ailleurs, ce test permettrait également d'identifier, parmi les patients sans troubles cognitifs, lesquels présentent un risque élevé d'évoluer vers une maladie d'Alzheimer, de ceux qui vieilliront probablement sans développer d'altérations cognitives majeures.

Les gènes... mais aussi le mode de vie !

Toutefois, les prédispositions génétiques ne représentent qu'une partie des facteurs influençant l'âge de début de la maladie.
Une alimentation équilibrée, la pratique d'un sport, le maintien d'une activité sociale et culturelle, peuvent en effet contribuer à retarder l'âge d'apparition des premiers symptômes.
Ces paramètres ne sont pour l'instant pas pris en compte dans le test prédictif.


Selon les estimations, un quart des Français de plus de 65 ans sera touché par la maladie d'Alzheimer en 2020.

Cette maladie est caractérisée par une mort neuronale importante et une accumulation anormale de certaines protéines dans le cerveau. Sur le plan clinique, les patients présentent des problèmes de mémoire et des troubles du comportement, qui s'aggravent avec le temps.

Le développement de méthodes diagnostiques précoces est essentiel pour agir suffisamment tôt sur la santé des neurones et ainsi prévenir, ou du moins retarder, l'apparition des premiers symptômes.




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Des omégas 3 chez des personnes à risque d’Alzheimer




Seule condition,  avoir une supplémentation très précoce, ce qui demande par conséquent le développement de tests de dépistage précoces…


Des omégas 3 à longue chaine pour les personnes à risque
Selon les auteurs de cette étude, les personnes porteuses de l’allèle e4 de l’apolipoprotéine (APOE4), qui est un facteur de risque génétique de la maladie d’Alzheimer, ont tout intérêt à recevoir des doses élevées de suppléments en omégas 3 à longue chaîne.
Cet APOE4 est effectivement présent chez 40% des malades Alzheimer (20 % de la population générale).
Or chez les souris porteuses de ce gène, recevoir des doses élevées de DHA dès le plus jeune âge permet d'éviter l'équivalent de la maladie d'Alzheimer.
Cela pourrait expliquer ce que d'autres études ont déjà montré, à savoir que l'autopsie du cerveau de malades d'Alzheimer porteuses de ce gène, mais ayant consommé des produits de la mer une fois par semaine, trouve moins de lésions cérébrales en rapport avec la maladie, que les sujets non consommateurs.
Pour les auteurs, à la lumière de toutes les études déjà parues sur le sujet, la probabilité pour qu'une supplémentation en omégas 3 permette de diminuer le risque de maladie d’Alzheimer chez les porteurs de l’allèle APOE4, est suffisamment élevée pour que la piste soit creusée davantage.

En pratique
En attendant de savoir quelle serait la dose optimale, les personnes à risque (parce qu'un de leurs parents ou les deux sont atteints par exemple) peuvent augmenter leur ration en omégas 3 à longue chaine, en consommant davantage de poissons gras, surtout que pour être efficace, il faut agir avant que les lésions ne soient créées du fait de leur caractère difficilement réversible.
Il ne faut pas avoir peur d'en faire trop ou trop longtemps : des études ont déjà rapporté un effet protecteur d'autant meilleur que la consommation de poisson était d'au moins 500 grammes par semaine, depuis au moins cinq ans (avec une baisse du risque de déclarer la maladie de 47 %).

Source:
JAMA Neurology : «Association of Docosahexaenoic Acid Supplementation With Alzheimer Disease Stage in Apolipoprotein E ε4 Carriers», H? N. Yassine et al., 17/01/17, 
http://jamanetwork.com/journals/jamaneurology/article-abstract/2597293


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GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.