Maladie d’Alzheimer

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Un test sanguin pour un diagnostic précoce?

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Le diagnostic de la maladie d'Alzheimer pourrait être basé sur un simple test sanguin permettant d'identifier la présence de protéines neuronales.


L'une des raisons pour lesquelles nous n’arrivons pas à trouver un traitement efficace contre la maladie d'Alzheimer est que les traitements débutent trop tard par rapport à l'apparition de la pathologie, selon Mathias Jucker, chercheur au Centre Allemand pour les Maladies Neurodégénératives.

Son groupe de recherche, en collaboration avec l’Université médicale de Washington, propose une nouvelle méthode qui permettrait de diagnostiquer la maladie plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes cognitifs, grâce à un simple test sanguin.

Les résultats de l'étude ont été publiés le 21 janvier dans la revue Nature Medicine.



A la recherche d’un biomarqueur dans le sang

Le principe sur lequel reposent les chercheurs est assez simple. La maladie d'Alzheimer, comme toutes les maladies neurodégénératives, est caractérisée par la mort de neurones. Les restes de ces cellules neuronales vont dans le sang ou ils sont rapidement dégradés. Parmi ces restes il y a une protéine, appelée neurofilament, qui est très résistante et reste en circulation dans le sang sans être détruite.

Les chercheurs se sont demandé si une augmentation de neurofilaments pouvait être identifiée dans le sang des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et dans ce cas, combien de temps avant l'apparition des premiers symptômes. En effet, la mort neuronale survient environ 15 ans avant le début du déclin cognitif.



Un diagnostic des années avant l'apparition des symptômes

Pour mener cette étude, les chercheurs ont analysé la quantité de neurofilaments dans le sang de 243 personnes porteuses de variations génétiques responsables de la maladie d'Alzheimer à un stade précoce. Il s’agit de personnes qui vont probablement développer une forme rare d’Alzheimer héréditaire et précoce. La quantité de neurofilament a été comparée au taux de protéines dans le sang de personnes non porteuses des mutations.

La quantité de protéines augmente chez les sujets porteurs de mutations et la différence par rapport aux personnes ne présentant pas la mutation est détectable même 16 ans avant le début des premiers symptômes.

Chez les sujets porteurs de mutations, la quantité de protéines augmente avec l'apparition des symptômes et est associée à des modifications de l'anatomie du cerveau. En effet, un taux élevé de protéines correspond à l’amincissement de certaines régions du cortex cérébral.


Un test standard dans la clinique neurologique à l'avenir ?

Le neurofilament neuronal pourrait donc être utilisé comme marqueur biologique de la maladie d’Alzheimer précoce et probablement sporadique  - pas héréditaire, la forme plus commune d’Alzheimer- mais aussi d’autres pathologies, telles que la maladie de Huntington et la sclérose en plaques.

Un test pour détecter la présence de protéines dans le sang "pourrait facilement faire partie d'un dépistage dans la clinique neurologique", selon Brian Gordon, l'un des auteurs de l'étude.

En effet, un kit pour détecter la présence de neurofilament est déjà disponible, mais il n’a pas reçu l'approbation de la FDA. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer à partir de quelle dose le neurofilament est un signe de la maladie.

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Catégoriser les malades pour mieux les soigner…


Des chercheurs américains ont rangé les patients atteints de la maladie d'Alzheimer en sous-catégories en fonction de leur profil cognitif. 

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La maladie d'Alzheimer n'est pas une pathologie unique" selon le scientifique Shubhabrata Mukherjee. La tentative des chercheurs, au cours des dernières années, de classer les patients atteints de la maladie d'Alzheimer en sous-catégories, afin de trouver des traitements personnalisés et efficaces, part de cette conviction.

Selon une étude publiée le 4 décembre dans la revue Molecular Psychiatry, les patients pourraient être divisés en six catégories selon leur fonctionnement cognitif. L'approche des chercheurs est simple : comprendre les mécanismes biologiques à la base des différents formes de la maladie d'Alzheimer, permettrait de développer des traitements plus ciblés et potentiellement efficaces contre la maladie.

Quatre tests cognitifs et l’analyse de l'ADN

Les chercheurs ont étudié les données de 4050 patients âgés de 80 ans en moyenne et issus de différentes études cliniques. Ces patients ont été soumis à plusieurs tests cognitifs pour évaluer leur capacité de mémoire, leur fonctionnement exécutif (c’est à dire leur capacité d'organisation, de planification et de réalisation de tâches), leur capacité à s’orienter dans l'espace et leurs capacités linguistiques.

Sur la base des résultats des différents tests, les scientifiques ont divisé les patients en 6 groupes. Ils ont ensuite analysé leur ADN pour déterminer si les patients de chaque groupe présentaient des mutations communes pouvant expliquer leur profil cognitif.

Les premiers pas vers une thérapie personnalisée

Les résultats sont plutôt intéressants. Les analyses génétiques ont en effet révélé la présence de mutations récurrentes au sein du même sous-groupe cognitif. Les déficits de mémoire, par exemple, sont associés à la présence d'un gène, APOE epsilon 4. Cette association, qui avait déjà été mise en évidence par d'autres études, est donc confirmée par cette recherche. Outre les mutations couramment associées à la maladie d'Alzheimer, l'étude a permis aux chercheurs de détecter 33 variations génétiques supplémentaires, caractéristiques de chaque sous-groupe.

Ce n'est pas la seule étude qui tente de classer les patients atteints de la maladie d'Alzheimer en catégories. Des recherches ont déjà montré les différences génétiques entre les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer qui développent une psychose et celles qui ne le développent pas. Une autre recherche, publiée en 2014 dans la revue Neurology, suggère elle une classification basée sur les différences anatomiques dans le cerveau des patients observés par imagerie cérébrale.

Toutes ces recherches représentent un point de départ pour le développement des traitements personnalisés et efficaces contre la maladie d’Alzheimer.




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Alzheimer : une maladie virale ?



Les virus de l’herpès pourraient faire partie des responsables de l'apparition de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs études en 2018 ont renforcé cette théorie proposée pour la première fois en 1997

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La forme la plus courante de démence sénile, la maladie d'Alzheimer, pourrait être causée par certains types de virus.
Cette théorie, proposée pour la première fois dans les années 90, est étayée par un nombre croissant d’études.
Les recherche conduites en 2018 ont été résumées par la neuroscientifique Ruth Itzhaki dans un article publié le 19 octobre dans la revue Frontiers in Aging Neuroscience.

Plusieurs micro-organismes sont à l'étude, mais le suspect numéro 1 est le virus de l'herpès de type 1 (VHS1), responsable des boutons de fièvre.

L’incidence de l’infection à VHS1 dans la population est très élevée, environ 70%. Après l’infection, même lorsque les symptômes de l’herpès ont disparu, le virus reste présent dans le corps tout au long de la vie mais sous forme inactive. Dans des situations de stress ou de maladie, il peut se réactiver et causer de nouveaux symptômes.

Alors quelle est son implication dans les maladies neurodégénératives ?
Dans les années 90, on a découvert que le virus était présent dans le cerveau des personnes âgées, atteintes de la maladie d'Alzheimer et en bonne santé.
S'est développée alors une théorie selon laquelle VHS1 après avoir infecté l'organisme, migre dans le cerveau.
Pour le moment les chercheurs ne savent pas à quel moment de la vie cette migration a lieu.
Et lors d'une réactivation, il pourrait causer des dommages aux neurones.

A lire aussi : Herpès de type 1 : 67% de la population mondiale infectée, selon l'OMS

L'herpès de type 1 est associé à l'accumulation de la protéine beta-amyloïde

Une étude publiée le 11 juillet dans la revue Neuron suggère que, lorsque le virus se réactive dans le cerveau, les neurones, pour contrecarrer l'attaque, produisent de la protéine beta-amyloïde, qui aurait un rôle anti-inflammatoire. L’accumulation de cette protéine est l’une des caractéristiques principales de la maladie d’Alzheimer.
La bêta-amyloïde a alors tendance à s’agréger, à faire des amas dans le cerveau. La protéine pourrait donc être produite en réponse à une infection virale.
Et en effet, chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, la protéine s'accumule dans les cellules infectées par le virus.

A lire aussi : Alzheimer : Quelles causes ? Quels facteurs de risque ?

Soupçons autour des virus de l'herpès de type 6 et 7

D'autres virus sont accusés de contribuer à l'apparition de la maladie d'Alzheimer, comme les virus de l'herpès 6 et 7, responsables de différentes formes de rubéole. 
Une étude publié en juin 2018 met en évidence une association entre ces deux micro-organismes et la maladie d'Alzheimer.
Les chercheurs ont comparé les cerveaux de 622 patients atteints de démence sénile et de 622 personnes en bonne santé.
Résultat : dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, la quantité de virus est plus importante que chez les sujets en bonne santé.
Chez les patients malades la présence du virus dans les cellules est associée à des plaques bêta-amyloïdes plus grandes et plus denses. 

Confirmation par des études épidémiologiques taïwanaises 

À ces recherches s’ajoutent trois études récentes menées dans la population taïwanaise.
La plus significative prend en compte 8362 patients âgés de 50 ans ou plus chez qui a été diagnostiqué le virus de l'herpès 1 ou 2 (responsable de l'herpès génital) en 2000.
Les chercheurs ont ensuite observé l'apparition de la maladie d'Alzheimer chez ces sujets entre 2001 et 2010 et comparé les données obtenues avec celles d'un groupe de personnes n'ayant jamais été infectées par le virus.
Chez les sujets infectés, l'apparition de la maladie était deux fois et demie plus importante que chez le groupe de contrôle.

Prévenir la maladie d'Alzheimer grâce à des médicaments ? 

Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles approches pour prévenir la maladie. Les études taïwanaises ont montré que, si l'infection virale est traitée avec des antipyrétiques ou des antiherpès, le risque de développer la maladie d'Alzheimer au cours des années suivantes est considérablement réduit.
Les patients atteints d'herpès zoster (une forme d'herpès oculaire) traités avec des médicaments ont un risque de développer la maladie deux fois moins important, et ceux infectés par le VHS et traités avec des médicaments ont une incidence dix fois moins élevée que ceux non traités.
Voici tout l'intérêt de continuer à explorer cette piste. "Ces résultats représentent une nouvelle étape très importante dans la compréhension et le traitement de ces cas d’Alzheimer probablement dus à une infection virale", conclut Ruth Itzhaki.

 

Camilla de Fazio

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Un EHPAD sur youtube



Un Ehpad landais reprend Nino Ferrer et fait le buzz

Les résidents d'un Ehpad des Landes ont participé à la réalisation d’un clip musical décalé. Il a déjà été vu près de 30.000 fois sur le web.

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Capture d'écran du clip "Je vends des robes Lou camin"


Et si la musique pouvait permettre de changer de regard sur les maisons de retraite ?
Loin des problématiques de maltraitance et de manque de personnel qui font la une depuis des mois, l’Ehpad de Lou Camin à Parentis-en-Born (Landes) s’est lancé dans une initiative originale : la réalisation d’un clip musical.

Accompagnés par le musicothérapeute, Gilles Raoul, formé par Gérard Ducourneau à Bordeaux, les résidents ont travaillé pendant près d’un an pour réaliser cette vidéo à partir du morceau "Je vends des robes" de Nino Ferrer. 
Ce clip est le résultat d’un travail d’équipe qui s’inscrit dans le projet institutionnel de cet EHPAD depuis 10 ans. Le résultat est surprenant.

Les prothèses auditives…



Les prothèses auditives diminueraient le risque de démence


Pour les acteurs économique du secteur, mieux rembourser ces dispositifs auditifs réduirait les coûts liés à la prise en charge de ces pathologies.



Entretien avec Philippe Metzger, audioprothésisteLe coût d'une audioprothèse est dissuasif pour de nombreux Français : en moyenne, l'appareillage coûte 1.535 euros, dont 958 à la charge du patient, selon le syndicat professionnel UNSAF. Or, d'après des travaux français publiés en début d'année dans la revue Journals of Gerontology, ne pas porter cet appareil est nuisible pour la santé.

Emmanuel Macron promettait lors de la campagne présidentielle un "100% de prise en charge" des lunettes, des prothèses dentaires et de l'audition en 2022, "sans augmenter le prix des mutuelles ».
"Cela accroît le risque au long cours de présenter une démence ou une dépendance et, [plus spécifiquement] chez les hommes, une dépression", a expliqué à l'AFP la neuropsychologue Hélène Amieva, de l'Inserm Bordeaux, qui a coordonné ces recherches.
Selon elle, il est donc utile "de dépister et de traiter la perte d'audition, même si on peut considérer que c'est quelque chose de normal, avec l'âge, d'entendre moins bien".

Les chercheurs ont suivi pendant 25 ans (1989-2015) 3.577 habitants de Gironde et Dordogne âgés de 65 ans ou plus. 
Des tests des capacités cognitives montrent un déclin significativement accéléré chez ceux qui auraient besoin d'un appareil auditif mais n'en portent pas.
Chez les personnes portant un appareil auditif, les risques sont moindres, analogues à celles déclarant ne pas avoir de problème d'audition.

Pour les démences, le taux de démence observé dans le groupe non-équipé en dépit de besoins était supérieur de 18% de celui observé dans les autres groupes. En prenant en compte l'incertitude associée à toute recherche sur un échantillon réduit de la population, les chercheurs estiment que le sur-risque dans la population générale est compris dans une fourchette de valeurs comprise entre 2% et 38%.

Des résultats pour éclairer les politiques de santé publique

Bien que l'étude se contente de dresser un bilan épidémiologique, ses résultats ne sont pas sans implications d'ordre politique ou économique, que n'a pas manqué de faire valoir le syndicat des audioprothésistes (UNSAF).

Invités à s'exprimer par l'UNSAF lors d'une conférence de presse organisée à Paris ce 7 février, des économistes spécialistes de santé ont estimé que ces résultats plaidaient pour un meilleur remboursement.

Partant de l'hypothèse moyenne d'un sur-risque de l'ordre de 18%, Jean de Kervasdoué, du Conservatoire national des arts et métiers, a ainsi expliqué que "le rapport entre le coût d'une audioprothèse et les économies sur les dépenses de santé est de un à dix.
C'est rarissime que l'on trouve ce genre de chiffre.
C'est le cas par exemple avec la vaccination".

Environ deux millions de Français portent un appareil auditif, a rappelé l'UNSAF, selon qui ils pourraient être "jusqu'à un million de plus", dont deux tiers "susceptibles de s'équiper si le coût était moins élevé".
L'organisation professionnelle des audioprothésistes a plaidé pour une réforme en deux temps, qui coûterait 340 millions d'euros par an à l'Assurance-maladie, pour que les appareils soient mieux remboursés dès 2018, et entièrement à partir de 2020.

"On aurait un retour sur investissement, si j'ose dire, qui serait rapide : sur l'échelle d'un quinquennat.
Nous savons que chez un patient équipé d'une prothèse, l'économie sur les dépenses de santé commence tout de suite", a expliqué le président de l'UNSAF, Luis Godinho.
"On a bon espoir d'être entendus par le gouvernement, mais aucune assurance aujourd'hui.
C'est en concertation", a-t-il ajouté.

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 GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.