Olivier Masmonteil


Ce 29 avril, rencontre à La galerie bordelaise D.X, dOlivier Masmonteil qui y expose une série inédite dont le point de départ est un chef-d’œuvre de 1878 d’Henri Gervex.

GervexHenri Rolla

« Rolla »d’Henry Gervez

Chance nous avons; le peintre est là, la galerie m'autorise à prendre des photos… C’est avec une grande gentillesse qu’Olivier Masmonteil, nous raconte les oeuvres exposées et accepte de poser pour une photo.  
Alors, que nous nous étonnions de voir un crâne représenté dans plusieurs tableaux, il nous appris que cela s’appelait une «vanité»: qui est en fait une catégorie particulière de nature morte, dont la composition suggère que l’existence terrestre est vide et la vie humaine précaire… 

 En cliquant sur la première photo, vous lancez le diaporama, merci! 

Olivier Masmonteil

Olivier Masmonteil 

«J'ai toujours été fasciné par cette toile. Je me souviens, quand j'étais étudiant, j'allais la contempler au Musée de Beaux-arts de Bordeaux ».
Aussi, lorsque la galerie D.X lui propose une carte blanche, il songe tout de suite à cette femme dénudée dormant dans son grand lit sous le regard de celui dont elle a causé la perte et qui est sur le point de se suicider. L'histoire qui entoure
« Rolla », ce chef-d'oeuvre… 


Marie 5  (2014)

Marie 5  (2014)

Marie endormie 3 (2014)

Marie endormie 3 (2014) 

Autre version de Marie 
Les chaises installées pour accueillir la conférence du soir...

Autre version de Marie 

Les chaises installées pour accueillir la conférence du soir...

Artiste voyageur Olivier Masmonteil peint ce dont il se souvient, car il ne peint pas sur le motif, mais dans l’espace subjectif de son atelier. 

Dans son œuvre, il puise dans l’histoire de la peinture et se l’approprie pour créer son propre style. Il s’inspire à la fois des grands maîtres de la peinture tel Ruysdael, Poussin, Gervex… mais également de ses propres voyages (il en est à son deuxième tour du monde) pour composer ses peintures. 
Il va même jusqu’à emprunter à l’esthétique des contes et des films d’animations. Ce nouveau travail fait l’objet de son exposition bordelaise, pour laquelle il a réalisé spécialement une série de toiles citant certains tableaux majeurs de la collection du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux et notamment celle du peintre Gervex.

Né à Romilly-sur-Seine ( Aube) en 1973 Vit et travaille à Paris Formation 1996/1999 école des Beaux Arts de Bordeaux


Sans titre (2013) 
On admire le bleu profond et lumineux et bien sur la transparence qui donne un sentiment d’irréalité à ses toiles

Sans titre (2013) 

On admire le bleu profond et lumineux et bien sur la transparence qui donne un sentiment d’irréalité à ses toiles 

Avec son faux air de Romain Gary, et sa haute stature imposante, le peintre de 40 ans ne passe pas inaperçu. Talent découvert par Suzanne Tarasiève, parti ensuite à Leipzig, Olivier Masmonteil appartient à la génération qui renoue avec la peinture. Il s'exprime sur de grands formats, paysages de forêts ténébreux ou intérieurs hantés par des personnages féminins.

son site :

http://oliviermasmonteil.hautetfort.com/expositions-collectives-group-exhibitions/

Olivier Masmonteil étudie à l’École des beaux-arts de Bordeaux de 1996 à 1999.
En tant que peintre, il se consacre exclusivement au genre du paysage1. Tout en s’offrant à voir dans une diversité de traitement, ses peintures déclinent une unité thématique dont le paysage est tout à la fois le fond et la forme, le sujet et l’objet, le contenu et le contenant2.
Artiste globe-trotter, il réalise en 2012 son deuxième tour du monde en Asie3 (Inde, Thaïlande, Vietnam) et en Amérique du Sud (Chili, Brésil).

Les courtisanes 1 (2014)

Les courtisanes 1 (2014) 

Détail du tableau

Détail du tableau 

COMMENT EST NÉE VOTRE VOCATION DE PEINTRE ?

Olivier Masmonteil : Elle est née très jeune car je viens d’une famille où tout le monde peint ou a peint. J’avais une arrière-grand-mère qui adorait aller à la Grande Chaumière faire des nus, des natures mortes. Mon grand-père était quelqu’un qui aimait la pêche, la chasse et l’observation ; il faisait beaucoup d’aquarelles.
J’ai toujours vécu avec des crayons, des pinceaux, c’était quelque chose de commun.
Vers 8 ou 9 ans, je suis tombé dans la BD puis à l’âge de 14 ans j’ai voulu présenter mes planches à la Foire du livre de Brive à Frank Margerin. Il m’a conseillé d’apprendre le dessin classique avant de faire de la BD pour acquérir mon propre style. Je me suis alors inscrit à une académie à Brive et il y a eu une sorte de révélation, je me suis dit : « Mon métier, ce sera ça ! »
Quand je suis arrivé aux beaux-arts de Bordeaux, j’avais déjà suivi cinq ans d’enseignement très classique. Cela m’a permis d’envisager l’idée de l’art contemporain puisque cette école était très tournée vers les pratiques contemporaines. 
On m’a fait comprendre qu’il fallait travailler la vidéo, la photo, l’installation, la performance. J’ai joué le jeu et expérimenté tous ces supports-là. Très vite, la peinture est revenue de façon puissante et évidente, par un paysage.
Un été, j’étais en Corrèze, j’ai mis un chevalet dans le paysage et j’ai commencé à peindre. Toute l’aventure a commencé ce jour-là. Ce petit tableau que je garde précieusement dans mon atelier est le point de départ de mon travail.

LE MUSÉE LEOPOLD DE VIENNE VOUS A INVITÉ À PRÉSENTER VOS TOILES À L’EXPOSITION WOLKEN CONSACRÉE AU PAYSAGE DU ROMANTISME À NOS JOURS, AUX CÔTÉS DE FRIEDRICH, MONET, TURNER, MUNCH, NOLDE ET BEAUCOUP D’AUTRES. CES PEINTRES ONT-ILS FAIT PARTIE DE VOTRE ÉDUCATION PICTURALE?

Oui, énormément. En fait, quand le paysage est apparu comme sujet, j’ai essayé d’aller chercher dans l’histoire de l’art ce qu’avait été le paysage. Avec ces peintres, j’avais la conviction que pour comprendre la peinture il fallait que je me l’approprie, et pour cela il fallait que je la copie.
Très vite, je suis allé dans les musées regarder la peinture de Friedrich, de Courbet, de Monet, et quand je rentrais dans l’atelier c’était pour copier ces peintres, pour essayer de comprendre comment était fabriquée cette peinture.

Lisez la suite là … 

 Olivier Masmonteil Le peintre des atmosphères 

Par: Alice de Chirac, May - June 2013 (FR)


Mais aussi… 

Instants privilégiés

Après s’être adonné essentiellement au paysage sous un peu tous les cieux, le peintre nomade français Olivier Masmonteil (1973 – vit en France), qui travaille généralement d’après photographies, change de registre. 

Et ce, tout en conservant son addiction à la peinture dans ce qu’elle peut maintenir de traditionnel, c’est­ à­ dire dans ce qui lui est le plus permanent et le plus singulier: sa capacité à être elle­même avant d’être une image et son contenu pictural porteur d’imaginaire. La gageure est de taille dans le contexte artistique actuel, et, dès lors, elle est d’autant plus appréciable.
Cette peinture ne s’embarrasse pas d’un style ou d’une manière. Elle est construite en référence à un possible réel sans en être une illustration, bien architecturée; elle puise à de multiples sources, ne se refusant ni un détail réaliste, ni un pan d’abstraction; elle joue de subtiles transparences, de luminosité légèrement évanescentes autant que d’accents chromatiques discrets, dont la teneur agit tel un aiguillon. 

Dans cette nouvelle série il peint des intérieurs, des espaces d’intimité, chambres ou salles de bain, dans lesquels dominent une lumière légèrement tamisée, assombrie, et une clarté bleutée qui renforce le caractère privé. On se situe entre le secret, le souvenir, l’attente ou le rêve, dans un temps qui n’existe pas réellement, qui est de l’ordre de la pensée et des sentiments, des émotions. Car ces lieux sont habités par une femme dénudée, dont il ne subsiste parfois qu’une silhouette totalement transparente. Comme si le corps était déjà absent et que seule une image un peu fugitive en maintenait une présence mémorielle. La peinture semble être là pour préserver des moments éphémères mais privilégiés. (C.L.)

Source là:  http://oliviermasmonteil.hautetfort.com/media/02/01/2077220257.pdf

Le hall de la Galerie DX

Le hall de la Galerie DX

Sans titre (2014)

Sans titre (2014)

Détail du tableau du dessus.

Détail du tableau du dessus. 

La galerie DX , que je remercie pour son accueil, son autorisation de photographier, 
et que je visiterai régulièrement afin de vous faire profiter des expositions  contemporaines qu’ils proposent régulièrement. 

10, place des Quinconces 33000 Bordeaux

Lundi sur RDV  appeler le 06 87 86 60 70
du Mardi au Vendredi: 
14h-19h
Samedi :
11h-12h30 / 14-19h
tél. 05 56 23 35 20 contact@galeriedx.com


Photos de l’expo: Florence Mayer.

GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.