Conduire… encore?


Édito

Qui n’a pas été un jour confronté à une faute de conduite… et réalisé que la personne en cause au volant… n’aurait sans doute pas dû être à cette place de conducteur!

Pour véhiculer beaucoup de personnes âgées depuis ces 12 dernières années… Je parlerai en connaissance de cause de ce sujet brûlant!

Qu’il est douloureux un jour (pas beau!) de réaliser qu’il ne faudra plus prendre sa voiture, pour aller même au carrefour du quartier cherchez son journal habituel… mais penser à demander à se faire livrer celui-ci, parce que conduire est devenu dangereux: pertes évidentes de réflexes, de vision, de mémoire, de logique, de patience, etc.

La plupart des personnes âgées ont la bonne intelligence de prendre seule la décision, tellement mieux que de se la voir imposer!

D’autres résistent ou tout simplement n’ont déjà plus la capacité de se voir en l’état! Et ce sont là les personnes vraiment à risque qui iront jusqu’au bout avec tout ce que cela implique!

Ci-dessous un début d'article du site «Alzheimer Conseil»

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Il y a quatre ans…
Il y a quatre ans, le petit Lucas est renversé par une voiture près de son domicile à Reims alors qu’il traversait un passage clouté accompagné de ses parents.

Le responsable de l’accident est un automobiliste âgé de 86 ans…
Et atteint de la maladie d’Alzheimer.

En France, aucun dispositif légal ne prévoit de contrôle de santé pour les personnes âgées possédant le permis de conduire, et malheureusement, les faits divers engageant la responsabilité de conducteurs âgés et atteints d’Alzheimer se multiplient, prouvant que de tels examens s’avèrent sans doute nécessaires.

Nos voisins suisses ont depuis bien longtemps mis en place des examens et des tests à destinations des aînés qu’ils soient ou non atteints d’Alzheimer.

Mieux contrôler les conducteurs âgés ou atteints d’Alzheimer
De notre côté de la frontière, l’absence de contrôle commence à faire du bruit.

Aline Samuel, la maman du garçonnet, a décidé d’entamer une procédure judiciaire, en poursuivant l’État, et réclame 40 000 euros de dommages et intérêts. Mme Samuel se bat en effet depuis l’accident pour que le permis de conduire du chauffard soit retiré, en vain.
Le vieil homme malade d’Alzheimer, a simplement écopé d’un retrait de permis de six mois. Aujourd’hui, il conduit encore, un scandale pour la famille, apparemment encore très affectée par l’accident.

Le verdict devrait être prononcé dans quelques jours, et la famille Samuel compte diffuser une pétition pour la création d’une loi pour un meilleur contrôle.

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Les dangers d’Alzheimer sur la route
La maladie d’Alzheimer altère fréquemment les capacités de jugement de la personne atteinte, et peut provoquer des accidents. De plus, lorsque la maladie d’Alzheimer est associée à d’autres troubles du grand âge, comme la perte de l’acuité visuelle ou encore la diminution de l’audition, le risque de mise en danger de soi-même et d’autrui est réelle.

La personne âgée rencontrera des difficultés pour évaluer les distances de freinage, et se rendre compte d’un obstacle sur la route. Pourtant, nombre de personnes âgées continuent de conduire, car le papier rose est synonyme de liberté et d’autonomie.
Par ailleurs, les personnes âgées vivant dans des secteurs éloignées du centre-ville et des commerces éprouvent des difficultés à renoncer à prendre leur véhicule, de peur de sombrer dans l’isolement.
Les membres de l’entourage qui tenteraient de les dissuader sont facilement rabroués, car maladie d’Alzheimer ou pas, les aînés voient dans l’abandon de leur voiture un signe d’infantilisation.

Un projet difficile à mettre en œuvre
Aujourd’hui, le seul moyen existant dans l’Hexagone pour retirer le permis à une personne souffrant d’Alzheimer ou n’ayant plus la capacité de conduire est une demande auprès de la préfecture. Un signalement assimilé à de la délation dans l’esprit de nombreuses personnes.

Enfin, les opposants aux contrôles accrus des aînés mettent en avant les autres dangers à l’origine d’accidents de la route: les conducteurs sous l’emprise d’alcool ou de substances illicites, les excès de vitesse commis par des jeunes sortant de discothèque, les chauffeurs-routiers souffrant d’une fatigue importante, bref la liste est longue. Selon eux, la stigmatisation des personnes âgées au volant causerait du tort à nos aînés.

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Des solutions
Les personnes âgées peinent à abandonner leur voiture!

Les personnes âgées sont nombreuses aujourd’hui à conduire et à vouloir garder aussi longtemps que possible ce privilège apportant une certaine forme d’indépendance. Pourtant, avec le temps, la conduite devient malaisée et les risques d’accidents augmentent. C’est pourquoi, dans le cadre du Plan d’action pour les conducteurs âgés mis en place par le gouvernement canadien, l’Association canadienne des ergothérapeutes a mis en circulation des dépliants explicatifs afin de dépister et prévenir les risques liés à la conduite des automobilistes âgés.

L’Association canadienne des ergothérapeutes estime que le dépistage, l’évaluation et l’éducation des conducteurs âgés leur permettront de conduire plus longtemps, en toute sécurité. Mais pour continuer à conduire à un âge avancé, les aînés doivent avoir de l’information sur les stratégies qui leur permettront d’améliorer leurs habitudes au volant.

Des solutions de sécurité adaptées
Les ergothérapeutes ne viennent pas seulement avec de bonnes paroles: ils proposent plusieurs solutions pour aider les conducteurs âgés. Ainsi, il existe toute une série d’adaptations à effectuer dans le véhicule pour remédier aux problèmes de dos, par exemple. L’ACE travaille en partenariat avec un comité consultatif national afin d’aider les conducteurs âgés de manière judicieuse.

Quand faut-il envisager à renoncer à la conduite automobile et vers quels autres moyens de transports s’orienter? Est-il suffisant de s’inscrire à un cours de recyclage en conduite automobile?

Il faut savoir qu’un bon ergothérapeute peut proposer au conducteur âgé toutes sortes de solutions pour adapter intelligemment son véhicule: les rétroviseurs ou le volant peuvent être mieux adaptés aux besoins de l’aîné, par exemple.

Merci de poursuivre la lecture de cet article sur: «Alzheimer Conseil»


GE Florence Mayer
Assistante en Gestion du Quotidien
Art-thérapeute

Création du site: 26/12/09.